(Publié le Mardi 3 mai 2011)
Je confirme ce que j'ai déjà écrit.
Je n'ai rien contre l'utilisation de pseudos ou d'avatars sur
Internet en guise de signature... mais pas n'importe où et pas pour
n'importe quoi !
Au billet « Quand les administrateursde Wikipedia avancent masqués ! », deux « contributeurs » m'ont
opposé l'argument suivant au fait qu'ils utilisent un pseudonyme
pour contribuer à l'Encyclopédie.
Le premier : « Pour la petite
histoire, il parait que me pseudo est cité comme méchant censeur
(pas besoin d'être administrateur pour cela), sur les réseaux type
Fdesouche et Radio Courtoisie. Honnêtement, je préfère que ce soi
mon pseudo que mon vrai nom, non que je n'assume pas mes actes sur
WP, mais parce que l'incompréhension est difficile à déloger et
fait rapidement des dégats dans la vrais vie. »
Le second : « Le problème le plus
important de Wikipedia est actuellement sa prise de contrôle par des
militants d’extrême droite, là curieusement aucun administrateur
ne vient leur demander de compte cf salon de médiation, discussion
Anne Lauvergeon, Marine Le Pen, comparaison nazisme communisme, le
dénommé celette n'a reçu aucun avertissement pour ses propos »
Je conviens que le panel est un peu
court mais proportionnel au panel qui a jugé un article (La «micro » communauté des administrateurs )
Je respecte le choix des «
contributeurs » à souhaiter conserver l'anonymat (bien que cela me
semble – c'est une opinion tout à fait personnelle – peu
respectueux d'une démarche scientifique et que je constate qu'au
moins trois « contributeurs » explicitement connu de moi même ont
des pseudos ressemblant à des signatures (nom+initiale du prénom,
initiales du prénom+nom).
Mais que des personnes, appelées à
participer à un jury et à être juges, puissent conserver
l'anonymat me paraît insupportable.
Et l'argument de la sécurité, une «
injure » à ceux qui dans des circonstances autrement plus graves
que les conflits politiques de la société française du début du
XXIème siècle.
J'ai connu deux groupes d'hommes ayant
vécu sous « pseudos » dans la clandestinité : des résistants
français que leurs « pseudos » n'avaient pas protégés et des
militants chiliens de l'ère Pinochet qui n'avaient pas non plus été
beaucoup aidés dans leur recherche du secret.
J'ai connu, après 1968, des militants
qui croyaient utile d'inscrire dans leurs combats, ce besoin de
clandestinité. Je n'en fus pas tout en étant militant contre le
pouvoir en place.
Qu'on m'oppose, dans un société de
droit, où les recours à la justice sont possible, la nécessité de
l'anonymat, me scandalise.
Détournant une expression triviale un
rien machiste, je constate qu'il faut manquer (qu'on soit masculin ou
féminin) sérieusement de présence de « glandes destinées à la
reproduction » pour ne pas pouvoir s'assumer et signer sa lutte
contre la montée d'une extrême-droite bien réelle.
Mieux, l'expérience historique montre
que ce sont ceux qui ont le plus exprimé, sous leurs noms, dans leur
vie familiale, sociale et professionnelle, leur attachement aux
valeurs républicaines, qui sont passés le plus facilement dans la
clandestinité et ont été, dans ces conditions, à vivre sous des «
pseudos ».
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