mercredi 9 janvier 2013

Wikipedia : Les pseudos « militants » ? Ne sombrons pas dans la paranoïa


(Publié le Mardi 3 mai 2011)

Je confirme ce que j'ai déjà écrit. Je n'ai rien contre l'utilisation de pseudos ou d'avatars sur Internet en guise de signature... mais pas n'importe où et pas pour n'importe quoi !

Au billet « Quand les administrateursde Wikipedia avancent masqués ! », deux « contributeurs » m'ont opposé l'argument suivant au fait qu'ils utilisent un pseudonyme pour contribuer à l'Encyclopédie.

Le premier : « Pour la petite histoire, il parait que me pseudo est cité comme méchant censeur (pas besoin d'être administrateur pour cela), sur les réseaux type Fdesouche et Radio Courtoisie. Honnêtement, je préfère que ce soi mon pseudo que mon vrai nom, non que je n'assume pas mes actes sur WP, mais parce que l'incompréhension est difficile à déloger et fait rapidement des dégats dans la vrais vie. »

Le second : « Le problème le plus important de Wikipedia est actuellement sa prise de contrôle par des militants d’extrême droite, là curieusement aucun administrateur ne vient leur demander de compte cf salon de médiation, discussion Anne Lauvergeon, Marine Le Pen, comparaison nazisme communisme, le dénommé celette n'a reçu aucun avertissement pour ses propos »

Je conviens que le panel est un peu court mais proportionnel au panel qui a jugé un article (La «micro » communauté des administrateurs )

Je respecte le choix des « contributeurs » à souhaiter conserver l'anonymat (bien que cela me semble – c'est une opinion tout à fait personnelle – peu respectueux d'une démarche scientifique et que je constate qu'au moins trois « contributeurs » explicitement connu de moi même ont des pseudos ressemblant à des signatures (nom+initiale du prénom, initiales du prénom+nom).

Mais que des personnes, appelées à participer à un jury et à être juges, puissent conserver l'anonymat me paraît insupportable.

Et l'argument de la sécurité, une « injure » à ceux qui dans des circonstances autrement plus graves que les conflits politiques de la société française du début du XXIème siècle.

J'ai connu deux groupes d'hommes ayant vécu sous « pseudos » dans la clandestinité : des résistants français que leurs « pseudos » n'avaient pas protégés et des militants chiliens de l'ère Pinochet qui n'avaient pas non plus été beaucoup aidés dans leur recherche du secret.

J'ai connu, après 1968, des militants qui croyaient utile d'inscrire dans leurs combats, ce besoin de clandestinité. Je n'en fus pas tout en étant militant contre le pouvoir en place.

Qu'on m'oppose, dans un société de droit, où les recours à la justice sont possible, la nécessité de l'anonymat, me scandalise.

Détournant une expression triviale un rien machiste, je constate qu'il faut manquer (qu'on soit masculin ou féminin) sérieusement de présence de « glandes destinées à la reproduction » pour ne pas pouvoir s'assumer et signer sa lutte contre la montée d'une extrême-droite bien réelle.

Mieux, l'expérience historique montre que ce sont ceux qui ont le plus exprimé, sous leurs noms, dans leur vie familiale, sociale et professionnelle, leur attachement aux valeurs républicaines, qui sont passés le plus facilement dans la clandestinité et ont été, dans ces conditions, à vivre sous des « pseudos ».

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