mercredi 9 janvier 2013

Wikipedia, Facebook, Hadopi, mêmes réponses ?


(Publié le Lundi 2 mai 2011)

Voilà donc mon adresse IP bloquée par Wikipedia pendant 24 heures.

Dans l'absolu, compte tenu du fait que la punition n'est que de 24 heures, je ne devrais sans doute pas comparer l'encyclopédie à Facebook. Le réseau social d'origine US « dévisse » (1) d'un coup et sans appel comme a pu en faire l'expérience, parmi d'autres, un artiste qui avait eu le malheur de publier « La naissance du monde » sur sa page. Je conviens que Wikipedia en français n'a pas ces pudeurs.

Il n'en reste pas moins que d'ici peu de temps, le résultat sera le même. Je suis en effet menacé d'une riposte graduée, comme dans le cas de l'Hadopi, puisque, si j'ai bien compris, si je continu, je risque deux jours de suspension, puis 4, puis 8.... une progression géométrique. Il est donc légitime de penser que d'ici peu, c'est à quelques années de bannissement que je m'expose.

(1) Je tire ce mot de l'ouvrage de l'écrivain de science-fiction John Brunner : "Sur l'onde de choc" dont la lecture est indispensable à toute personne qui s'intéresse à la proto-histoire de l'Internet

Note dans l'historique d'une entrée sur Wikipédia qui comporte 5 lignes de rédaction :

  • (actu | diff) 5 février 2008 à 00:19 DumZiBoT (discuter | contributions) m (849 octets) (Robot : mise en application de Wikipédia:Prise de décision/Changement de style des messages d'avertissement (sortie des modèles d'avertissement de {{multi bandeau}}), et ajout du modèle {{ébauche}} pour les bandeaux d'ébauches multiples)


J'aurais aimé que l'entrée ARTESI soit traitée au minimum comme celle-ci. La liste des corrections depuis 2008 est édifiante.

Cela m'importe peu finalement si ce n'est les motifs de ce bannissement : « désorganisation de l'encyclopédie ».

Depuis quand le fait de publier sur une page de « demande de restauration de page » en argumentant sa demande est-elle une stratégie de « désorganisation de l'encyclopédie ». Je m'en voudrai beaucoup, mais je fais profession d'écrire alors j'écris.

Il faut lire les motifs dans le fil de la discussion :

«il est inutile de penser que vous nous aurez à l'usure, en postant des tartines de textes plus ou moins hors-sujet. Je vous remercie donc de ne plus intervenir sur cette page, en me réservant le droit d'effacer toutes vos prochaines interventions et/ou en bloquant votre compte."

La discussion jusqu'à cet instant m'avait semblé fort civile. Et la menace ci-dessus, n'est certainement pas de mon fait. A aucun moment, je n'ai cherché à « avoir les vérificateurs à l'usure » !

Plus loin :
« Une autre demande de restauration, ou toute nouvelle argumentation serait perçue comme une volonté farouche d'imposer votre point de vue et de faire votre promotion, ce qui achèverait de vous discréditer. »
N'ayant à aucun moment eu l'objectif de faire la « promotion » d'ARTESI, ayant signifié cela à plusieurs reprises et de différentes manières, constatant que je n'avais manifestement pas été entendu, j'ai continué.

Enfin et le comble :

« Nous sommes ici tous bénévoles et n'avons pas un temps illimité à vous consacrer. Si à l'issue de votre blocage, vous persistez dans le harcèlement, la sanction sera doublée et ainsi de suite. »

Curieuse conception du bénévolat.

J'ai été et serais sans doute encore et avec des publics dits « difficiles ». Je conviens que le bénévolat est un sacerdoce. Mais le minimum est de prêter attention à son interlocuteur, de répondre à ses questions, à ses remarques, à ses interrogations. La seule réponse apportée est X (- moins de 10) - "administrateurs" ont jugés) - point - revenez dans deux ans !

"Administrateur, si mon visage à quelques traits un peu vieux, souvenez vous qu'à mon âge, vous ne vaudrez guère mieux....." Deux ans !

S'agissant de ce débat, je persiste à croire que le blocage de l'adresse IP est un « argument d'autorité » et les réponses apportées ne sont pas satisfaisante.

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